Depuis le 30 juillet 2008, les maires avaient la possibilité d’indiquer que les zones 30 étaient utilisables dans les deux sens par les cyclistes. Cette mesure a ses partisans et ses opposants, à la fois chez les cyclistes, et chez les automobilistes. Elle souffre également, comme de nombreuses mesures, d’un défaut de publicité auprès de tous. Mon propos n’est pas ici de critiquer les médias qui ne font pas leur travail.

Depuis le premier juillet 2010, soit deux ans après la première mesure, la possibilité se transforme en obligation. Les maires sont désormais obligés de mettre en place une signalétique adaptée dans les zones 30 et celles-ci sont considérées désormais comme des double-sens pour les cyclistes.
Précisons un peu le propos. Cette obligation peut, de façon ponctuelle être levée, alors qu’il fallait avant déclarer une zone comme étant à double sens pour les cyclistes. Ceux-ci ont donc désormais moins de questions à se poser et leurs déplacements en sont facilités. Le lien donné en début de paragraphe explique clairement un certain nombre de pièges à éviter.

Aujourd’hui c’est une nouveauté que j’apprends grâce aux DNA (non rien à voir avec l’ADN). L’expérimentation menée à Strasbourg s’avérant concluante, le Ministère en charge du développement durable a publié ce décret portant sur divers points. Deux points m’intéressent dans celui-ci. L’article 11 indique qu’il est autorisé aux cyclistes de moins de 8 ans de circuler sur les trottoirs, à condition de rouler au pas et de ne pas gêner les piétons. Cette dispostion va dans le bon sens, mais pourrait être étendue à tous les cyclistes. En particulier, elle ne gère pas le cas d’un cycliste de plus de 8 ans accompagné d’un cycliste de moins de 8 ans. On se retrouve dans la situation suivante :

  • se mettre dans l’illégalité en roulant sur le trottoir ;
  • mettre le cycliste de moins de 8 ans en danger sur certaines chaussées.

Il aurait été intéressant de statuer une fois pour toutes et ce pour tous les cyclistes.
L’article suivant qui m’intéresse est le 18ème, dont l’énoncé un peu cryptique indique en fait que le maire d’une commune peut ajouter un signalement directionnel concernant une ou des catégories de véhicules à l’emplacement des feux de croisement. Un tel dispositif permettra de légitimer le franchissement de certains feux par les cyclistes quand celui-ci ne présente aucune dangerosité (« tourne à droite » avec visibilité dégagée ou « feu piéton ».)

Je ne peux que saluer cette mesure et vous engager à écrire au plus vite à votre élu local pour discuter des possibilités et modalités de mise en œuvre de cette nouvelle mesure.