Les faits dont je parle sont bien connus des lecteurs de Numerama. Il se trouve que le gouvernement a mis en place tous les moyens qu’il avait à sa disposition pour empêcher l’opérateur Free de casser les prix sur le marché de la téléphonie 3G.
La particularité de Free est de ne pas chercher le profit maximal à tout prix pour l’instant, mais de chercher à maximiser sa clientèle. C’est dans cette optique qu’il a été le premier à lancer l’offre Internet ADSL illimité à moins de 30€ par mois, forçant tous ses concurrents (sauf Orange pour des raisons légales) à s’aligner sur ce prix là. Free était prêt à recommencer la même opération sur la téléphonie 3G, sous réserve que l’État lui accorde une licence d’exploitation des ondes hertziennes. Mais les opérateurs en place risquent de ne plus pouvoir continuer leurs politiques tarifaires abusives, fruits d’accords illégaux condamnés par Bruxelles. Cette condamnation n’a d’ailleurs rien résolu : si elle avait empêché réellement les accords illégaux, les prix de la minute de communication auraient également baissé.
Cette fois ci la méthode employé par les industriels et de faire pression sur le gouvernement pour que celui-ci n’accorde pas la 4ème licence 3G à Free ou à des conditions tellement désavantageuses que celui-ci ne pourra pas raisonnablement investir dedans.
Free, qui juste à présent rentrait plus ou moins dans le rang et se conformait plus ou moins aux desiderata du ministère de la culture sur les problématiques du téléchargement d’œuvres protégés par des droits d’auteurs restrictifs ou par des droits voisins aberrants, se permet désormais d’afficher qu’il mettra en œuvre des mécanismes pour permettre à ses clients de ne pas subir les effets d’Hadopi.