Grande question chez les utilisateurs de Linux, génératrice de discussions sans fin [1]\nmais qui à son importance. En effet, contrairement à ce que certains veulent faire croire, nous ne sommes pas des fous furieux tapant des lignes de commandes sur un écran noir. Depuis 15 ans, nous disposons d’une interface graphique (le serveur X) qui nous permet d’afficher tout à l’écran. Cette interface dispose même d’OpenGL qui permet des affichages de grande qualité.

1. Nécessité d’un gestionnaire de fenêtre

Mais késako, un gestionnaire de fenêtre. Imaginez un instant que vous n’en ayez pas. L’affichage lié à une application se positionnerait toujours au même endroit, c’est-à-dire dans le coin en haut à gauche. Ou alors, il faudrait indiquer à chaque application où se positionner. Imaginez un peu le bazar. Toutes les affichages seraient superposés et pour « revenir » à un affichage précédent, vous n’auriez pas d’autres solutions que de fermer les applications qui sont dessus. Sans compter tout les calculs etc … À cet effet, il existe une interface entre le serveur X et les applications que nous nommeront gestionnaire de fenêtre. Celui gère (plus ou moins bien) le positionnement des affichages, la superposition et pour la plus part, permettent de switcher d’une application à l’autre. Génial n’est-il pas !

2. Les bibliothèques d’éléments graphique

Plus connues sous le nom de widget, celles-ci regroupent les icônes, les barres de défilement, l’habillage des fenêtres … Ici, nous pouvons citer QT, GTK, Motif, wxWidget … Ces bibliothèques sont elles liées au logiciel qu’on utilise. Telle logiciel utilise telle bibliothèque etc. Certains logiciels utilisent leurs propres bibliothèques et d’autres laissent le choix à l’utilisateur [2]. Dans le cas des énormes bibliothèques (QT et GTK), leur utilisation simultanée est possible, mais gourmande. en effet, le chargement de l’une des deux bibliothèque est en lui-même gourmand ! Mais certains gestionnaires de fenêtres intègrent l’une de ces bibliothèques (QT pour KDE, GTK pour GNOME et XFCE). Afin de ne pas surcharger la machine, on cherchera au maximum à utiliser les applications utilisant la même bibliothèque que celle déjà chargée.

3. Un choix pléthorique

Encore une fois dans le monde libre, celui-ci ce distingue [3] par le grand nombre de solutions techniques pour faire la même choses, c’est à dire gérer les fenêtres. Citons pelle-mêle : kwin, open,flux,blackbox, XFCE, FV,Ice,TWM, beryl …\nIl ne s’agit là que des gestionnaires de fenêtres. Là déjà, une question se pose pour l’utilisateur : lequel utiliser ? À mon avis, il n’existe pas de réponse toute faite, à part lire les documentations officielles et les retours d’expériences des utilisateurs [4]. Une autre méthode consiste à en essayer le plus grand nombre avant de se décider.

4. Mon choix personnel

Je vais ici essayer vous donner les éléments objectifs qui m’ont conduit à utiliser fluxbox et kde.

Fluxbox

Je commence par le plus facile des deux. L’utilisation de fluxbox est pour moi synonyme de rapidité et de basse consommation. C’est ce que j’utilise lorsque je suis sur la batterie. Dans ce cas, je m’arrange pour ne pas charger de bibliothèques lourdes [5] et je préfères les applications en Motif [6] ou avec leurs propres widgets. Les seuls applications que j’utilise sont nedit et urvxt.

KDE

Le Desktop manager que j’utilise au jour le jour. Tout d’abord, j’aime le niveau de finition des applications QT ainsi que leur simplicité : pas de fioritures, un ensemble très lisses. À partir de ce constat, il me semblait évident qu’il me fallait utiliser KDE. De plus, j’ai découvert le nombre impressionnant d’application « standard » de KDE qui en fait un véritable outil de travail. En effet, je n’ai pas perdu un seul instant à configurer KDE, tout est réglable soit par des fichiers de configuration ou à travers une interface (kcontrol).

5. Quelques copies d’écran


[1] les trolls

[2] à la compilation/installation ou à l’utilisation

[3] en bien ou en mal ?

[4] pas toujours très objectifs

[5] GTK, QT

[6] nedit